« Je m’appuie essentiellement sur le manifeste fractaliste qui évoque : " le potentiel à une construction sans limite, dans un processus sans fin et dans la spirale ordre-désordre, l’oeuvre est l’émergence éphémère d’une hybridation : un passage. Mais aussi la cristallisation d’un champs où se matérialisent réseaux, jeux d’échelles, prolifération, hybridation, infinitisation..." J’explore en peinture tel un électron libre. C’est un prolongement sans fin de séries, d’expériences. J’arrive à la peinture par le lien, soit d’une architecture réelle photographiée passée par le médium informatique et ainsi transformée, soit d’un dessin projeté en volume peint. La base de la géométrie, que l’on retrouve dans mes volumes peints, est présente dans notre environnement contemporain. L’image et la question de la représentation d’un objet y sont aussi omniprésents. L’outil informatique me permet donc d’expérimenter et de parvenir à ces images. Parfois le collage et le sampling (fait de prélever un fragment d’image pour composer) se mêlent au hasard (qui lui est dans la nature) et amène parfois à des compositions abstraites. Le hasard de l’expérimentation et l’intuition s’opposent au contrôle et à la contrainte. Ceux-ci ne sont pas suffisant même pour un travail déterminé, rigoureux et précis visuellement. Mon travail n’est pas froid, il peut être ironique ou poétique par l’utilisation des couleurs. Des jeux s’opèrent aussi dans les échelles. Rarement de présence humaine, des multiples passages et des mises en abîme entre maquettes de volumes et volumes peints, maquettes d’accrochage et maquettes de peintures, espace réel et espace représenté. »
